Chabat Pin'has
🕯️🕯️21H39 - ✡️✡️✡️ 23H02
Vendredi 3 juillet :
Min'ha à 19H30 suivi de kabalat chabat
Samedi 4 juillet :
Cha'harit : 09H30 suivi d'un kidouch 🍷par la famille Nasselsky à la mémoire Johar bat Aïcha
Torah Café : Cours avec Menouha à 18H00
Cours de Réouven à 19H30
Min'ha à 21H15 suivi de séouda chlichit offerte par Laurent Belhamou à la mémoire de Moshé ben Messaouda
Arvit : 22H45

Pin'has
Lorsque Hachem demande à Moché Rabbénou de préparer sa succession, Moché espère que ses propres fils poursuivront sa mission. Pourtant, Hachem choisit Yehochoua bin Noun. Le Midrach explique que les fils de Moché ne se sont pas élevés à la hauteur de leur père, tandis que Yehochoua, qui « ne quittait pas la tente » de son maître, s’était entièrement consacré à son enseignement.
Ce passage est une leçon profonde pour tous les parents. D’une part, nous devons prier sans relâche pour que nos enfants marchent dans les voies de la Torah et nous dépassent même dans leur service de Di... Mais d’autre part, il ne faut jamais désespérer. Nos Sages enseignent que des descendants de Moché revinrent plus tard vers Hachem et retrouvèrent le chemin de la Torah. Une éducation fondée sur la Torah ne disparaît jamais : parfois, ses fruits n’apparaissent qu’après de longues années, voire plusieurs générations.
Le rôle d’un parent est de semer avec amour et avec foi. Le moment où la graine germera appartient à Hachem.
Chabat chalom - Rav Itshak
La minute de Rav Itshak
Paracha Pin'has

Le secret de ceux qui portent les autres
Rabbi Yehoshua ben Lévi enseignait : lorsque Pin'has ben Elazar leva sa lance contre Zimri et Kozbi, les anges du service ne surent que dire. Car voici que l'homme qui venait de transpercer deux âmes recevait de la bouche du Saint béni soit-Il, à l'instant même, un pacte — et quel pacte ? Briti shalom, Mon alliance de paix (Bamidbar 25:12).
Les anges s'écrièrent devant le Trône de gloire : « Maître de l'univers ! Celui dont les mains sont encore tièdes du sang versé, Tu l'appelles homme de paix ? N'est-ce pas écrit que la main qui a versé le sang ne bâtit pas l'autel ? »
Le Saint béni soit-Il leur répondit par une parabole. À quoi cela ressemble-t-il ? À un médecin appelé au chevet d'un malade rongé par le poison. Le médecin ne tarde pas à trancher la chair infectée, quand bien même le patient crie et que les assistants détournent le regard. Diriez-vous du médecin qu'il est un homme de violence ? Non — car son geste, si dur soit-il, sert la vie du corps tout entier. Ainsi Pin'has : le fléau ravageait les tentes d'Israël, vingt-quatre mille âmes déjà tombées. Son geste n'était pas la colère d'un homme pour lui-même, mais l'arrêt d'un mal qui aurait tout emporté.
Mais — poursuivait Rabbi Yehoshua ben Lévi — le Saint béni soit-Il savait aussi autre chose, que les anges ignoraient : ce que devient une âme après qu'elle a dû faire un tel geste. Car nul ne plonge la main dans le feu sans que sa propre chair n'en garde la brûlure. Pin'has, après cet acte, risquait de rester à jamais habité par la violence qu'il avait dû accomplir — de devenir, dans son cœur, un homme de guerre, quand bien même son intention avait été pure.
C'est pourquoi le Saint béni soit-Il, dans Sa miséricorde, ne lui donna pas une récompense, mais un remède : Briti shalom — Mon alliance de paix. Comme s'Il disait : « Toi qui as dû être dur pour sauver la vie, Je te donne à présent la paix, afin que la dureté ne s'installe pas en toi. Va, et sois désormais un sacrificateur — un homme dont les mains, jour après jour, sur l'autel, n'offriront plus que la vie et l'apaisement. »
Rabbi Lévi ajoutait : c'est pour cela que la lettre vav du mot shalom, dans le rouleau de la Torah, est traditionnellement écrite fendue, brisée en son milieu. Car la paix que reçut Pin'has n'était pas une paix entière, immédiate, acquise sans reste : c'était une paix qui portait encore, en elle-même, la trace de la fracture d'où elle était née. Ainsi en est-il de toute paix véritable, disaient les sages : elle ne naît pas de l'absence de conflit, mais de la capacité à s'en relever sans s'y perdre.
Je peux, si tu le souhaites, développer une autre facette de la paracha dans le même style — les filles de Tselof'had et la question de l'héritage, ou la transmission de Moïse à Josué.
Chabat chalom
