Chabat Yitro
🕯️🕯️17H38 - ✡️✡️✡️ 18H48
Vendredi 6 février :
Min'ha à 17H35 suivi d'un cours et de kabalat chabat
Samedi 7 février :
Cha'harit : 09H30 suivi d'un kidouch offert par Serge OUAZANA en l'honneur de la lecture de la haftara par son petit-fils, Gabriel MIMOUNI
Cours de Réouven à 16H00
Min'ha à 17H15 suivi de séouda chlichit
Arvit : 18H40

Yitro
Oú se trouve vraiment Hachem ?
Dans la paracha Yitro, le peuple juif reçoit les Dix Commandements, fondement de toute la Torah.
Le Midrash souligne un détail surprenant : le premier mot, « Anokhi », serait d’origine égyptienne.
Or nous venons tout juste de sortir d’Égypte. Pourquoi commencer la révélation la plus sainte par un mot de la langue de l’esclavage ?
La Torah nous transmet ici un message essentiel : l’essence de Dieu ne se trouve pas uniquement dans la synagogue ou dans l’étude, mais aussi au cœur de notre quotidien, même dans ce qui ressemble à une “Égypte” moderne : le travail, les soucis matériels, la routine.
Hachem nous dit : Je suis là aussi.
Lorsque, au milieu d’une journée chargée, je m’arrête un instant pour prier Min’ha, dire un Tehilim, ou simplement me rappeler qui est Dieu, c’est là que Son essence se révèle.
Le Sinaï nous apprend ainsi que la sainteté n’est pas hors du monde, mais dans notre capacité à faire entrer Dieu dans la vie de tous les jours.
Anokhi, mot d’Égypte, devient alors le plus grand enseignement :
Dieu est présent partout, surtout là où on ne L’attend pas.
Chabat chalom - Rav Itshak
La minute de Rav Itshak
Paracha Yitro

Yitro avant le Sinaï : une introduction qui n’est pas un hasard
Quand on lit Parachat Yitro, une question saute aux yeux : pourquoi la Torah choisit-elle de raconter longuement l’arrivée de Yitro, ses impressions, ses conseils, et toute la réorganisation judiciaire… juste avant le récit le plus central de notre histoire, le Don de la Torah ?
On aurait pu imaginer que la Torah entre directement dans le vif : les préparatifs au pied du Sinaï, les tonnerres, les éclairs, la voix divine, les Dix Paroles.
Mais non. D’abord Yitro.
Ce choix nous enseigne déjà un principe fondamental : la Torah ne se reçoit pas seulement avec l’intelligence, mais avec une disposition intérieure.
Yitro, ancien prêtre de Midian, homme d’expérience, observe Moché qui juge seul le peuple du matin au soir et lui dit : « Ce que tu fais n’est pas bon. Tu vas t’épuiser, et le peuple aussi. »
Ce n’est pas une critique destructrice ; c’est un regard lucide, responsable, orienté vers la construction.
Le texte insiste : Yitro ne vient pas imposer un pouvoir, il vient proposer une structure.
Il recommande de déléguer : chefs de milliers, de centaines, de cinquantaines, de dizaines. Les grandes affaires remontent à Moché, les affaires courantes sont traitées localement.
Résultat : moins de fatigue, plus de justice, plus de paix sociale, plus d’efficacité.
Autrement dit, avant de recevoir la Loi divine, Israël apprend déjà que la sainteté n’exclut pas l’organisation.
Servir Hachem, ce n’est pas seulement prier avec ferveur ; c’est aussi bâtir des cadres stables, durables, justes.
La spiritualité sans structure s’épuise. La structure sans spiritualité se vide. La Torah demande les deux.
Yitro apparaît ainsi comme une “porte d’entrée” : il rappelle qu’un peuple appelé à entendre la parole divine doit aussi apprendre à fonctionner ensemble, avec ordre, responsabilité et respect des limites humaines.
Chabat chalom
